Son créateur Joseph Hubertus PILATES est né d’un père gymnaste et d’une mère naturopathe en Allemagne en 1883. Jeune, il a une nature fragile (rachitisme, asthme et fièvre rhumatismale ) et s’intéresse à la manière de retrouver la santé.


Il observe pour cela les animaux, étudie l’anatomie et également la façon de s’entraîner des athlètes lors des premières Olympiades dans la Grèce Antique. Sa démarche est moderne car il étudie des disciplines telles que le yoga, les arts martiaux ce qui est nouveau pour l’époque en Europe, et crée le concept « Corps-Esprit ». Il finit par devenir un sportif accompli dans de nombreux sports : ski, plongée, yoga, boxe, gymnastique et pose même comme modèle pour des planches anatomiques.

La méthode Pilates va rapidement trouver son public dans le milieu du cirque, des arts du spectacle et de la danse notamment par l’intermédiaire de Martha Graham et de George Balanchine convaincus de son efficacité. Ils viennent travailler avec lui non seulement pour l’entraînement physique mais aussi pour soigner les blessures causées par l’utilisation excessive des articulations qu’impose leur discipline.

Joseph Pilates forme alors les professeurs de la première génération : Carola Their, Eve Gentry, Romana Kryzanowska , Ron Fletcher, Kathlein Stanford Grant, etc.

La propagation de la méthode Pilates continue, elle compte aujourd’hui plus de 12 millions d’adeptes dans le monde.


Publications


« Your Health » en 1934, dans lequel il présente ses exercices et leurs explications.

« Return to Life Trough Contrology » en 1945 , véritable traité de sa philosophie où il formule « La forme physique est la condition préalable au bonheur ». 



Dates clefs…

En 1912, l’athlète autodidacte part pour l’Angleterre où il exerce le métier de boxeur, participe à des numéros de cirque et enseigne l’auto-défense dans les écoles de police et à Scotland Yard. Il est persuadé qu’un style de vie « moderne » (mauvaise posture, respiration incorrecte, exercices ignorant les muscles posturaux…) est un élément qui participe de façon déterminante à une santé fragile.

En 1914, comme tous les citoyens allemands résidant au Royaume-Uni il se retrouve prisonnier à Lancaster en tant « qu’étranger ennemi » puis est placé comme infirmier dans un camp pour blessés militaires sur l’île de Man en Angleterre. Dans le cadre de son travail auprès des blessés de guerre, il élabore toute une série d’exercices physiques en utilisant les lits des patients pour leur permettre de retrouver leur mobilité et surtout leur musculature. C’est à partir d’un système d’anneaux et de ressorts accrochés à la structure des lits, créant ainsi des résistances, qu’il contribuera à leur rééducation. Dans ces conditions difficiles, il commence l’élaboration de son travail sur machines encore utilisées aujourd’hui avec le cadillac, reformer…

La pandémie de grippe qui s’abat sur le monde entier en 1929 et qui fait des ravages sur les populations des camps d’internement (malnutrition, mauvaises conditions sanitaires, affaiblissement…) lui permet de mettre en évidence les résultats bénéfiques de son travail car les personnes qui suivent son programme survivent.

Une fois libéré, il retourne en Allemagne et partage son expérience avec des policiers et des danseurs (Rudolf Laban). Quand la nouvelle armée allemande cherche à lui forcer la main pour qu’il y devienne entraîneur, il quitte le pays et émigre aux États-Unis. En 1926, c’est lors du voyage en bateau qu’il rencontre sa future femme, une infirmière nommée Clara. Ils se marient, fondent à New-York leur studio, et y enseignent sa méthode de conditionnement physique qu’ils appellent « Contrology » en référence à la façon dont elle encourage l’utilisation de l’esprit pour contrôler les muscles.

Joseph Hubertus Pilates s’éteint en 1967 à New York à l’âge de 83 ans, après avoir dédié sa vie au bien-être et la santé d’autrui, et enseigné avec sa femme Clara dans leur studio pendant plus de 40 ans.